Je suis récemment tombé sur une étude scientifique menée en Italie sur une période de 30 mois, auprès de 296 015 personnes. Je dois avouer que certains résultats m’ont particulièrement surpris, voire choqué.
J’ai donc demandé à ChatGPT de m’aider à mieux comprendre cette étude et à interpréter ses résultats de manière objective.
Voici, en résumé, les principaux points qui en ressortent :
| Indicateur |
Résultat |
| Hospitalisation avec diagnostic de cancer, non-vaccinés |
0,85 % |
| Hospitalisation avec diagnostic de cancer, au moins une dose |
1,15 % |
| Risque relatif ajusté d'hospitalisation pour cancer |
+23 % |
Le risque relatif ajusté de +23 % est statistiquement significatif dans l'analyse principale. Il ne faut donc pas prétendre que les chercheurs n'ont observé aucune association.
Le +23 % de risque relatif ajusté d'hospitalisation pour cancer est l'un des résultats les plus intéressants de cette étude italienne portant sur 296 015 personnes.
1. Que signifie exactement +23 % ?
Dans cette étude, les chercheurs ont comparé les personnes vaccinées contre la COVID-19 aux personnes non vaccinées.
Ils ont trouvé qu'après certains ajustements statistiques, les personnes vaccinées présentaient un risque relatif d'hospitalisation avec un diagnostic de cancer 1,23 fois celui des personnes non vaccinées.
Cela représente une augmentation relative de 23 %.
Par exemple, imaginons deux groupes de 10 000 personnes comparables :
|
Non-vaccinés |
Vaccinés |
| Hospitalisations pour cancer |
100 |
123 |
| Pourcentage |
1,00 % |
1,23 % |
Dans cet exemple fictif, cela représente :
- 23 hospitalisations supplémentaires pour 10 000 personnes.
- Une augmentation relative de 23 %.
- Une augmentation absolue de 0,23 point de pourcentage.
2. Pourquoi dit-on « ajusté » ?
Les deux groupes n'étaient pas nécessairement identiques.
Par exemple, les personnes vaccinées pouvaient être plus âgées, avoir davantage de maladies chroniques ou consulter plus souvent les médecins.
Les chercheurs ont donc utilisé un modèle statistique pour tenir compte de plusieurs facteurs :
- L'âge et le sexe.
- Les antécédents d'infection COVID-19.
- Le diabète et l'hypertension.
- Les maladies cardiovasculaires, pulmonaires et rénales.
Après ces ajustements, ils ont obtenu un hazard ratio (HR) de 1,23 avec un intervalle de confiance à 95 % de 1,11 à 1,37. Techniquement, ce HR compare les taux instantanés de survenue d'hospitalisation au cours du suivi, plutôt que directement les probabilités cumulées
3. Est-ce statistiquement significatif ?
Oui. Dans l'analyse principale, le résultat était statistiquement significatif.
L'intervalle de confiance allait de 1,11 à 1,37, entièrement au-dessus de 1,00.
Cela signifie que l'association observée est difficilement attribuable aux seules fluctuations aléatoires de l'échantillon, selon le modèle utilisé.
4. Peut-on conclure que le vaccin a causé ces hospitalisations ?
Non, pas avec cette étude seule.
Deux explications restent possibles, entre autres :
Hypothèse A : la vaccination pourrait avoir un effet biologique qui augmente certains risques liés au cancer.
Hypothèse B : les personnes vaccinées et non vaccinées présentent d'autres différences qui expliquent l'association observée, même après les ajustements.
L'étude ne permet pas de déterminer laquelle explique les résultats.
5. Ce que j'en retiens
Le +23 % est un véritable résultat statistique publié dans une étude scientifique. Il ne faut ni le cacher ni le présenter comme une preuve de causalité.
La conclusion précise est donc :
Dans cette population italienne, les personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin COVID présentaient, dans l'analyse principale ajustée, un taux d'hospitalisation avec diagnostic de cancer 23 % plus élevé que les personnes non vaccinées.
Vous en pensez quoi ? Voici le lien vers l’étude scientifique officielle publiée sur PubMed : COVID-19 vaccination, all-cause mortality, and hospitalization for cancer: 30-month cohort study in an Italian province - PubMed